Les conditions d’obtention de pension pour enfant majeur

Il est difficile d’obtenir le paiement de pension pour un enfant majeur sans l’aide d’un avocat en droit de la famille. Car la majorité entraîne la rupture de l’obligation financière des parents à l’égard de l’enfant. Avec l’assistance d’un professionnel, vous obtiendrez la pension lorsque certaines conditions sont réunies.

L’incapacité de l’enfant majeur

Cette incapacité doit être justifiée par des motifs valables. Sinon, l’obligation d’entretenir les enfants s’arrête aux mineurs. Un enfant majeur qui cherche une pension alimentaire doit justifier son incapacité en montrant au juge qu’il est en train de suivre une éducation ou une formation précise. À défaut de cela, son incapacité peut aussi se prouver par le fait qu’il n’arrive pas à trouver du travail malgré tous les efforts consentis dans cette démarche. Cela peut aussi être le cas pour un travail dont le travail ne permet pas de subvenir aux besoins essentiels de sa survie. L’enfant majeur qui ne poursuit aucune étude et qui est paresseux dans la recherche d’emploi ne peut pas obtenir la pension alimentaire.

La demande faite par le majeur

Cette demande doit être justifiée devant le juge. L’enfant peut donc prouver l’insuffisance de son salaire en présentant au tribunal tout document nécessaire. S’il est dans les études, il peut présenter le certificat de scolarité ou tout autre document qui atteste qu’il est encore en cycle de formation et qu’il ne gagne pas encore de l’argent.

L’absence d’autonomie financière

Le majeur qui n’est pas financièrement autonome peut aussi bénéficier d’une pension alimentaire. Cela peut se justifier par son invalidité à exercer les travaux, sa nature maladive qui ne permet pas de s’éloigner de la maison familiale ou encore le besoin d’un suivi thérapeutique précis. Dans tous les cas, le juge retient tout handicap qui réduit la chance de l’enfant majeur à intégrer la vie professionnelle.

La détermination du montant

L’enfant majeur exprimera sans aucun doute les besoins les plus nombreux à l’égard des parents. Mais, le juge ne tiendra plus compte de cela. Il va réduire son intervention à la détermination du montant suffisant à la nutrition, au logement et à l’épanouissement de l’enfant. Si l’enfant souhaite vivre dans une autre maison, se marier ou s’engager dans des activités qui ne rentrent pas dans les besoins essentiels, cette responsabilité n’incombe pas aux parents. La pension alimentaire n’a pas pour objectif d’assurer toutes les dépenses et les loisirs de l’enfant, elle permet tout juste d’assurer sa survie et son accompagnement pour l’insertion dans la vie professionnelle. Toutefois, le montant déterminé par le juge n’est pas stable. Il peut connaître des hausses ou des baisses en fonction du changement de la situation financière de l’enfant. La pension s’arrête lorsque l’enfant acquiert son autonomie financière.

Avec l’aide d’un avocat, vous comprendrez que la pension alimentaire est loin de disparaître parce que l’enfant est majeur. Lorsque l’enfant est toujours dans l’incapacité de subvenir aux besoins indispensables à sa survie et à son épanouissement, il peut toujours avoir cette prestation à titre de secours et d’accompagnement.